Michel Galabru est mort, il n’a quand même pas lâché prise, son rêve était de mourir sur scène, finalement c’est dans son lit qu’il rejoint une nouvelle fois la caserne de la gendarmerie de St-Tropez. D’ailleurs il est attendu par son fidèle second.

« FOUGASSE, MERLOT, TRICARD, BERLICOT, ramenez-vous dans mon bureau illico presto, l’adjudant Gerber va faire son entrée d’un moment à un autre, j’ai préparé… »

Et là, paf, « CRUCHOOOOOOOOOOOOOT, ALOOOOOOOOOOORS, que faites-vous dans mon bureaaaaaaaaaaaaaaau ?! » Il était là, avec sa tenue des grands jours. « Aaaaah, bien, je pense que vous avez assez joué au chef, j’espère que vous avez bien gardé les deux hurluberlus que je vous ai envoyés, l’un pour passage illégal d’amphétamine à la frontière et l’autre pour obscénité envers ma personne, il s‘apprêtait à faire n’importe quoi pour un flirt avec moi, non mais que va dire madame Gerber ? »

FILMBILD / T: Gendarm vom Broadway, Der / Le Gendarme A New York D: Michel Galabru, Louis de Funes R: Jean Girault P: F/I J: 1964 PO: Szenenbild RU: DA: Filmstill // HANDOUT / EDITORIAL USE ONLY! / Please note: Fees charged by the agency are for the agencyÃs services only, and do not, nor are they intended to, convey to the user any ownership of Copyright or License in the material. The agency does not claim any ownership including but not limited to Copyright or License in the attached material. By publishing this material you expressly agree to indemnify and to hold the agency and its directors, shareholders and employees harmless from any loss, claims, damages, demands, expenses (including legal fees), or any causes of action or allegation against the agency arising out of or connected in any way with publication of the material.

Michel Galabru et Louis de Funes dans Le Gendarme à New York (1964)

L’adjudant reprenait son souffle, depuis le temps qu’il attendait de rejoindre la caserne, il aura tenu des rôles parfois diamétralement opposés à sa bonhommie nanardesque, il aura quand même joué un génial tueur en série simple d’esprit dans « Le Juge et L’Assassin » de Bertrand Tavernier, qui lui vaudra un César du meilleur acteur. Et que dire de la multitude de nanars où il aura su montrer tous ses talents de cabotin compulsif ?

« J’en ai fait des merdes et des chefs-d’œuvre, je m’en suis finalement bien tiré alors, mais qu’est-ce que je m’emmerdais sec sans mon petit Cruchot, pour l’occasion, je vous ai ramené un petit cadeau, mes 5 meilleurs films :

  • Le Gendarme de St-Tropez : le classique qui aura un peu décollé ma carrière.
  • Le Juge et L’Assassin : mon premier véritable rôle de cinéma, ça m’a quand même valu un César, comme quoi, le crime paie finalement.
  • Le Viager : je voulais une petite maison dans le sud, faire confiance à un centenaire c’est comme confier sa vie à Hannibal Lecter, mais faites confiance, je m’en sortirais.
  • Papy fait de la Résistance : pour une fois que je coiffe au poteau de De Funès, tout ça parce qu’il n’était plus de ce monde…
  • Les Bidasses en Folie : au moins un nanar, ça n’a jamais tué personne. »

 

 

Michel Galabru
1922-2016