Dans la série « Lemmy et ses amis », après « Lemmy à la plage » ou encore « Lemmy botte le cul de Tony Blair » voici « Lemmy chez le docteur » :

Lemmy :

Alors docteur, et ce putain de bilan sanguin ? Ça donne quoi ?

Docteur :

Voyez-vous, si on vous donne du sang pur vous allez mourir… Mais, de grâce, ne donnez pas votre sang ! Il est tellement toxique que vous tueriez quelqu’un !

A entendre ça, Chuck Norris à côté, c’est une tapette.

Lemmy Kilminster, icône heavy-metal incontestée, personnification de la trinité « Sex, Drug & Rock’n’Roll », n’est plus. Le fantasque leader de Motorhead a succombé à un cancer foudroyant, loin d’être Rock’n’Roll comme fin. Fondateur d’un des groupes les plus mythiques de la sphère metal, ce bastard a traîné sa bande aux quatre coins du globe.

Lemmy ne faisait pas les choses à moitié, bien que diabétique, il continuait à rouler à tombeau ouvert sur la route de la vie, sa voix travaillée au bourbon et bon tabac de Virginie, faisait de lui un chanteur à part, l’écouter chanter des balades vaut le détour. Encore. Encore une putain de fois.

Comme la plupart des plus grandes légendes de la musique moderne, Ian Frasier, de son vrai nom, est né en Angleterre. Ce fan des Beatles et de blues, a été quand même roadie de Jimi Hendrix avant d’aller rejoindre Hawkwind, groupe de space qui le virera après s’être fait chopper à la frontière canadienne pour vente de drogue.

Qu’à cela ne tienne, il monte son groupe, qu’il baptise Bastards (enfoiré, enculés, connards et les traductions ne manquent pas pour ce mot bien fleuri), mais se ravisera sur les conseils de son manager. Imaginez les bâtards jouer sur une chaîne publique à grande écoute en Angleterre en 1975, ça donne pas trop envie.

40 années à plein pot

22 albums studio, 9 albums live, sans parler des singles, DVD et autres Blueray, voilà le bilan d’un groupe mené par un fou furieux qui, même à 70 ans, ne ménageait pas sa santé, ni sûrement celle des autres mais ça on s’en fout. Tout fan de rock a au moins une fois – j’en suis certain – voulu faire comme Lemmy : baiser 2000 femmes, collectionner de vieilles reliques de la Seconde Guerre Mondial et faire des chansons pour Triple H… Ah oui, j’oubliais aussi le fait qu’il pouvait tuer un mec rien qu’en lui donnant son sang. Maintenant qu’il est mort, est-ce que Lemmy n’aurait pas légué son corps à la science par hasard ?

Mais au-delà de sa mort, il s’agit d’une véritable tragédie. Le Rock’n’Roll a perdu un de ses enfants terribles, devenu papy destroy qui aura transmis à son fils cette passion de la musique. Les fêtes de fin d’années ont été dures, entre la pluie qui ne vient pas et ça.

Décidément, le père Noël est vraiment une ordure et 2015, une année de merde.

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Ian ‘Lemmy’ Kilmister
1945 – 2015

Born to lose, lived to win.